Echauffement plantaire
voute plantaire

Echauffement de la voute plantaire ou le feu au pied

Tous les cyclistes ont souffert plus ou moins de brûlures intenses sous la plante des pieds, particulièrement quand il fait chaud.

Le tissu sous-cutané de la voute plantaire est essentiellement constitué de graisses mais aussi de nombreux vaisseaux. Lors de la marche, l’appui du pied au sol comprime toute cette zone plantaire et chasse efficacement le sang le faisant remonter par les veines vers le cœur.

Le cycliste d'avantage exposé à l'échauffement plantaire

Chez le cycliste, le contact avec le sol n’existe pas et l’appui sur la pédale, qui ne se situe qu’au niveau de l’avant-pied, est insuffisant pour chasser le sang. Enfin, la pesanteur a tendance à augmenter la quantité de sang dans le réseau veineux de la plante du pied.

Par ailleurs, outre sa fonction de transporteur d’oxygène, le sang joue un rôle de régulateur thermique en réchauffant le corps par temps froid et en évacuant la chaleur par haute température. En été, le sang chaud va ainsi stagner en quantité importante au niveau de la plante qui ne peut se mouvoir car le pied est bloqué dans une chaussure à semelle rigide et cette chaussure est elle-même liée à la pédale.

On le voit, le pied du cycliste a de nombreuses raisons de souffrir par haute température ; ceci sans parler des facteurs aggravants que sont les socquettes en nylon, les semelles en plastique , les chaussures trop serrées, leur couleur (une chaussure blanche  réfléchira bien mieux les rayons du soleil et renverra la chaleur) et la proximité de la chaussée surchauffée.

Comment lutter contre ces inconvénients ?

On peut utiliser de nombreux petits moyens. A chacun de choisir celui qui lui convient le mieux.

Examen médical

Le pied doit d’abord être examiné médicalement afin de déceler d’éventuelles anomalies (pied creux, pied plat) tout à fait tolérables dans la vie courante mais gênant le retour sanguin dans l’exercice particulier du cyclisme. Des semelles correctrices peuvent alors apporter une amélioration sensible.

Produits adaptés

Les produits anti-transpirants et les pommades rafraîchissantes ou anti-échauffement peuvent être utilisés. Mais, comme on les applique avant le départ, ils n’ont qu’une à trois heures d’efficacité seulement.

Raffraichir les pieds

En course ou en randonnée, l’un des meilleurs moyens est de s’arroser les pieds avec de l’eau. Celle-ci refroidit immédiatement le pied et son évaporation procure ensuite une agréable sensation de fraîcheur. Ce geste doit donc être renouvelé autant que nécessaire.

Un autre moyen qui a prouvé son efficacité consiste à pulvériser du froid (spry cryogénique) sur la voûte plantaire.  Il convient de le faire au travers de la socquette mais en restant vigilant pour éviter les brûlures : dès qu’un givre apparaît, il faut stopper la pulvérisation. Le soulagement est immédiat et durable ; cette méthode présente aussi l’avantage de pouvoir être utilisée en course.

L’application d’une pommade anesthésique est envisageable, mais elle impose de retirer la socquette.

Un peu de marche

La dernière solution consiste à s’arrêter et à faire quelques pas. Généralement, cela suffit à faire disparaître la sensation de brûlure, ce qui prouve bien qu’elle est due à l’absence de mouvement du pied dans la chaussure et surtout au manque de compression efficace de la voûte plantaire.

Bien "habiller" le pied

Un bon équipement permet de limiter de façon importante le risque de feu au pied. Choisissez :
- Des chaussures en cuir, de couleur claire, bien aérées et qui ne compriment pas le pied.
- De fines semelles supplémentaires absorbant la transpiration.
- Des lacets, velcros ou courroies pas trop serrés.
- Des socquettes en coton (éliminez le nylon) qui épousent bien la forme du pied sans faire de pli.

Dr. Georges Rémy

Le pied à la mer

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